Vingt ans et toujours pas casé(e) ?

Vingt ans et toujours pas casé(e) - Couple
J’aime bien le fait de trouver des idées d’articles dans les conversations de tous les jours. Un petit débat par-ci, quelques réflexions par là… et nous voilà rendus sur Appren’Tea Chieuse. Aujourd’hui j’ouvre donc une nouvelle catégorie d’articles (je vous promets qu’au bout de 50 j’arrête) qui seront peut-être plus réfléchis (pas forcément plus longs), davantage propices aux débats. Il ne s’agira en aucun cas d’exposer une thèse ou un dossier de cent pages, rassurons-nous. Mais je trouve intéressant le fait de se poser des questions sur ce qui nous entoure, sur les injonctions de la société, sur les préjugés, les sujets polémiques, etc. Je ne suis peut-être pas la mieux placée pour tout ça, mais qui m’interdit de donner mon avis et d’entendre le vôtre ?

Au détour d’une conversation, donc, j’ai été amenée à parler de l’idée que se font nos parents ou grands-parents (j’entends au sens général, pas les miens en particulier), du couple, du mariage, des enfants… Je me suis aperçue que, même si les mentalités ont considérablement évolué ces dernières décennies, certaines idées préconçues demeurent malheureusement. Mais aujourd’hui, la pression autour du couple ne vient pas seulement de la famille, mais davantage de la société en général, ou plus précisément des gens de notre génération.

Des stéréotypes qui ont la vie dure

L’époque où le mariage était signe de réussite et d’accomplissement est fort heureusement révolue par chez nous. Notre génération, suivant les pas de la précédente, tend à s’émanciper de cette vie toute tracée dont le seul but résidait dans un joli mariage, de jolis bébés et une jolie maison dont il fallait prendre soin.

Mais on entend toujours certains de nos ainés lancer des réflexions telles que « Mais tu sais, le mariage et les enfants ça arrive vite ! »…

Indirectement ou directement, donc, certaines familles exercent encore aujourd’hui une pression sur leurs enfants/ petits-enfants (ou tout autre membre), les taquinant gentiment parce qu’ils ont vingt ans et quelques et toujours pas de petit(e)-ami(e) à présenter. Parfois cela reste gentil, mais parfois, ça peut presque devenir insistant.

Et même si la pression familiale s’est quelque peu atténuée au fil du temps, laissant place à une plus grande ouverture d’esprit et tolérance, on assiste aujourd’hui à une pression en quelque sorte générationnelle.

Désormais, passer le cap de la vingtaine sans avoir jamais eu ne serait-ce qu’une relation amoureuse semble être perçu comme une tare, et ce non plus par la famille, mais principalement par les personnes du même âge. Je ne peux pas vraiment parler en connaissance de cause puisque j’ai la chance d’être en couple depuis un an et demi et j’ai quelque peu évité tout ça, mais je me base sur ce que je peux voir/ entendre/ lire autour de moi.

Vingt ans et toujours pas casé(e) - Mariage

Relations amoureuses et relations sexuelles

Et à cette pression sur les relations amoureuses s’ajoute celle concernant les relations sexuelles. Au 21e siècle, débriefer avec ses amis de sa vie amoureuse c’est un peu aussi débriefer autour de sa vie sexuelle. Non pas que ce soit forcément mal, mais je pense que ça commence de plus en plus tôt, et que ça peut en embarrasser certain(e)s.

En parler, soit. Mais combien de fois en fin de collège ou au lycée ai-je pu capter quelques bouts de conversation par-ci par là, où des filles hyper populaires qui avaient fait leur première fois à 15/16 ans s’indignaient devant leurs supposées amies parce qu’elles étaient encore vierges et surtout célibataires !

Comme si, puisque à 15 ans c’est la majorité sexuelle, il fallait absolument passer à l’acte de suite. Pour moi, les relations amoureuses autant que les relations sexuelles sont passées d’un aspect presque sacralisé à une mode. Ne pas avoir fait l’amour une fois arrivé(e)s en fin de lycée ou même une fois à la fac semble être considéré par certain(e)s comme une honte !

Je ne parle même pas du rapport qu’ont les jeunes ou jeunes adultes à la virginité. Je dérive un peu du sujet mais je trouvais important d’en dire deux mots. Chacun a son propre avis sur la question, ce que je respecte. Mais quand j’entends des conversations dans le bus du type « Non mais moi, coucher avec une fille qui l’a déjà fait je trouve ça pas top… Elle a tout donné un autre et toi tu passes après… Bon moi j’ai déjà couché mais c’est pas pareil. ». Argh. Non ça ne passe pas là. Là, on se retrouve face à l’effet inverse : il ne s’agit plus d’une pression POUR le faire, mais d’une pression sur le fait de l’avoir DÉJÀ fait. On tourne en rond n’est-ce pas ?

Avoir envie ne veut pas dire avoir la possibilité

Ce que j’ai le plus de mal à comprendre, c’est cette idée qu’ont les gens que vouloir avoir une relation, quelle qu’elle soit, revient forcément à le pouvoir. Sauf que, bienvenue dans le monde réel, toutes les personnes étant tombées sous le charme ou amoureuses de quelqu’un n’ont pas nécessairement fini avec.

Car oui, peut-être que le concept s’avère compliqué à assimiler pour certaines personnes, mais vouloir ce n’est pas forcément pouvoir ! En ce qui me concerne, j’ai eu des sentiments pour plusieurs personnes, dès le collège, mais ce n’est pas pour ça que j’ai été en couple avec. La réciprocité, ça leur dit quelque chose ?

Je crois qu’il s’agit d’une des choses qui m’agace le plus. Entendre famille, amis, ou autres rétorquer constamment qu’il faudrait peut-être penser à trouver quelqu’un, qu’il faudrait faire ceci ou cela pour favoriser le processus. Je n’ai pourtant jamais eu à vivre ça mais ça m’énerve pour les autres ! ^^

J’ai parfois la sensation que trouver l’amour est devenu une sorte d’objectif tout aussi atteignable qu’une perte de poids ou que des résultats scolaires. Allez, je me fixe deux mois et hop on n’en parle plus !

L’avis personnel dans tout ça ?

La partie cruciale… Certaines personnes ne se posent pas la question de savoir si, en face d’elles, elles ont quelqu’un qui veut, qui souhaite réellement trouver l’amour, faire l’amour, se marier, avoir quatre gosses et une grosse baraque.

Et si cette personne, à vingt ans ou même plus, a seulement envie de vivre sa vie comme elle l’entend, sans se mettre la pression parce que son entourage lui met la pression en lui faisant constamment remarqué son célibat, parce que les magazines lui mettent la pression en publiant des astuces pour « trouver le mec/ la meuf parfaite » ?

Ça me rappelle cet article sur madmoiZelle, d’une jeune femme qui exprimait son refus d’avoir des enfants. Même s’il ne s’agit pas exactement du sujet du couple en lui-même, on revient à cette même idée d’avis personnel.

D’un autre côté, de nos jours, beaucoup de personnes ont tendances à s’émanciper de manière encore plus importante, dans le sens où justement, elles rejettent cette idée qu’arrivées à un certain âge il faut qu’elles se mettent en ménage et entament leur vie préprogrammées. Je suis d’ailleurs tombée sur l’histoire de Suzanne Heintz, une professeure de 46 ans qui est toujours célibataire et tente d’ignorer les remarques qui lui sont faites à ce sujet. Elle avait lancé un projet photo intitulé « Life Once Removed », avec les mannequins d’un homme et d’une petite fille, pour illustrer cette vie que tout le monde voudrait qu’elle ait.

Tout ça pour conclure que, mode ou pas mode, pression ou pas pression, chacun est libre d’être casé ou pas à vingt ans. Il faut prendre en considération l’avis personnel d’une part, mais aussi la vie en général. Ce n’est pas en claquant des doigts que ton prince charmant tombera du ciel.

Avant de me mettre en couple, et en voyant les gens autour de moi commencer à rencontrer leur possible âme sœur, je commençais à désespérer de ne jamais avoir aucune relation. J’avais quoi, 16 ans ? Et à force de voir des couples se former, à force d’entendre des « Ah ouais, t’as jamais vraiment embrassé un garçon ? », je me trouvais presque bizarre et en retard. Alors que pas du tout.

J’ai rencontré mon copain à 18 ans passés, ce qui finalement reste assez jeune. Et là je me suis rendu compte que je n’étais pas une cause perdue, et qu’en vérité personne ne l’était.

Alors cheers à tous les célibataires, peu importe votre âge, rien n’est jamais perdu. Dites non aux idées préconçues, laissez couler la pression qu’on peut vous mettre, et profitez de votre célibat, de votre vie, jusqu’à ce que ça vous tombe dessus à votre tour ! :*


Comme d’habitude j’espère que cet article vous aura plu, et que le concept de cette nouvelle catégorie aussi! Je vous fais plein de bisous et vous dis à bientôt ! :*

Rendez-vous sur Hellocoton !

You might also like

Comments (4)

  • Agathe 2 années ago Reply

    Au fait Anonyme c’est moi, j’ai juste oublier de rajouter mon nom, je viens de voir ça et vu que je vois pas où on peut modifier son commentaire, je rajoute un com pour te le signaler ^^’ bref voilou =)
    Tiens dans le coup, peut-être que ( si tu veux) tu pourrais essaye de voir si tu peux pas trouver un moyen pour qu’on puisse modifier un commentaire 🙂

    Mélanie 2 années ago Reply

    Normal, personne ne peut modifier les commentaires à part moi ^^ J’ai pas encore trouvé la solution, mais je rajoute ça à la liste des choses à modifier! Je me pencherai sur les problèmes techniques pendant les vacances j’espère, c’est pas facile à gérer en plus des articles ^^ Mais merci de me le signaler quand même!

  • Agathe 2 années ago Reply

    Hey ! top cette idée de catégorie 🙂
    J’adore la photo avec S.Heintz 😀 x)
    Encore un bon article, toujours au top continu, j’suis d’accord avec tout ce que tu as dis, belle ouverture d’esprit <3

    Mélanie 2 années ago Reply

    😀
    haha oui mais elle est un peu flippante!!
    Merci ! <3

Leave a Reply

*