Sublimes St Petersbourg & Moscou

En avril 2017, je partais avec une amie d’enfance, Nolwenn, passer 8 jours au pays des Tsars. Après des mois et des mois d’échanges Skype (Nolwenn a décidé de tester sa résistance au froid en allant s’enterrer dans le nord de la France quelques années) à parler démarches, trajets, dépenses, nous obtenions enfin nos visas – oh ! Les petits frissons à la douane quand c’est à ton tour de passer sous le regard impitoyable de celui ou celle qui te jugera bon à franchir la frontière sacrée ! A noter que nous sommes assez fières d’avoir réussi à les avoir sans soucis, quand la majorité de la communauté Internet te dit d’emblée qu’il est plus simple de passer par une agence, et que sans l’optimisme sans faille de ma compagne de voyage j’aurais abandonné depuis longtemps : merci Nolwenn. Alors, après quelques heures de vol au départ de Paname, nous atterrissions dans la ville qui serait notre première étape : Saint-Pétersbourg.

LES PREMIERS JOURS

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Saint-Pétersbourg, c’est beau , c’est grand, c’est propre , c’est une ode à l’architecture à chaque coin de rue. Mon point de vue ne peut être tout à fait objectif : logées sur la Nevsky Prospect, qui est plus ou moins l’avenue des Champs Elysées locale, nous étions près du centre et des quartiers riches et n’avons pas poussée l’exploration beaucoup plus loin. Car entre les dizaines de cathédrales, musées, bâtiments tous plus beaux et resplendissants les uns que les autres concentrés dans un même périmètre, il y avait de quoi faire.

Armée de mon appareil photo que je dégainais à chaque occasion puisque je m’étais mis en tête de faire un petit film sur le séjour (lien en bas de l’article) , nous partions sous un temps splendide (première surprise : il peut faire beau en Russie?!) vers le fameux musée de l’Ermitage à la surface grandiose et à la fameuse couleur bleu-vert. Je jubile : de la même manière que j’avais voulu aller à Barcelone pour la Sagrada, je venais en Russie pour constater de mes yeux la magnificence des cathédrales « bulbes » et de ce genre de bâtiments. L’amirauté, la forteresse Pierre et Paul, la cathédrale Kazan ou St Isaac… nous n’avons pas tout visité mais quelle splendeur ! On en prenait plein les yeux.

La neige est tout de même rapidement arrivée : dès le soir du premier jour, une couche était bien formée sur les rues. C’était un mal pour un bien : du froid , certes (ce moment où tu ne te comprends pas quand tu ne retrouves pas tes gants alors que c’est peut-être le seul moment dans ta vie où ils seraient indispensables) mais une sublimation de la ville sous ce voile blanc, donnant un aspect féerique à l’ensemble. L’arrivée près du couvent bleu et blanc de Solmny, voilé par la neige , apparaissant petit à petit au fur et à mesure de notre marche, reste l’un des moments forts de mon voyage, quelques secondes de grâce et d’émerveillement, ainsi que les déambulations dans le cimetière aux allures abandonnées de Volkovo, donnant l’impression d’avoir été transportée à une autre époque.

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VERS LA CAPITALE

Après quelques jours dans l’ex-Leningrad, nous avions décidé de rejoindre Moscou par un train de nuit, histoire d’arriver un matin et de ne pas pas perdre une journée de voyage. J’avais bien pris le soin la veille d‘oublier mon guide st Saint-Pétersbourgeois dans un restaurant, signe du destin pas du tout imputé à ma distraction naturelle (hum hum). Le matin de notre arrivée , nous étions déjà impatientes de voir le soir se profiler : le Bolchoï serait à nous ! Nous nous étions offert ce plaisir, alors certes dans le petit théâtre, mais tout de même. Quelle belle entrée en matière pour visiter la ville ! Et nous avions retrouvés le soleil et quelques degrés. Moscou me paraissait beaucoup plus froide, rigide, droite, et nette que Saint-Pétersbourg : avec ses bâtiments carrés et gris qui s’élançaient vers le ciel, elle avait un côté très impressionnant. Nous pouvions marcher pendant des heures dans d’immenses avenues, menant d’un quartier à l’autre, et retrouver des endroits plus intimistes comme la promenade sur le boulevard Tchistoproudny, où les petites rues où musées et boutiques se côtoyaient. Ainsi, après s’être régalées devant le ballet La Mégère Apprivoisée, le reste du temps s’équilibra entre visites de musées, promenades, achats… Le plus mémorable pour ma part restera la visite du palais des Armures au Kremlin (prends en pleins les yeux bonjouuuur) et la cathédrale Basile Le Bienheureux.

IMPRESSSIONS…

  • Je retiens d’autres impressions du voyage, bien sur : cette étonnante facilité dans le métro pour se diriger alors même qu’on ne parle pas un mot de cyrillique, dans ces stations si énormes et si belles qu’on pourrait croire à des entrées de palace, et dont les escalators, vertigineux, s’enfoncent sans fin en sous sol ;
  • Cet effet paradoxal entre la froideur des gens en apparence et l’assistance dont nous avons toujours bénéficié au fil des rencontres : à chaque fois que nous étions potentiellement en galère, quelqu’un faisait l’interprète, nous achetait nos billets de train… ;
  • La sécurité ressentie dans les deux villes : on pourrait se dire, après tout, bon, que la Russie n’est pas l’endroit le plus sur du monde. Pourtant , au bout de quelques jours, je ne surveillais plus vraiment mes affaires (mea culpa) : dans une ville à plusieurs millions d’habitants, les gens tracent leur route et ne te jettent pas un regard.
  • Il y a aussi, cette ferveur religieuse active dans les églises et cathédrales. La période de Pâques faisait sans doute que, mais à chaque fois que nous posions le pied dans l’un de ces édifices, un office était en cours et les religieux pratiquaient avec ferveur. Et le faste des intérieurs est tout aussi impressionnant, rien à voir avec les monuments de France !

POUR CONCLURE

Néanmoins, un certain mal du pays a pris une part dans ce voyage, du moins pour moi. Il serait mentir que de dire que je me sentais parfaitement bien en Russie : cela reste un pays dont je ne maîtrisais pas les codes, ni la langue, et le froid ambiant creusaient ma faim et ma fatigue en permanence. Il serait bien évidement hors de question de dire que je regrette ce séjour, surtout que c’est une grande fierté d’avoir pu mener les démarches de bout en bout (que voulez vous il m’en faut peu) et que nous avons pu vivre des moments inoubliables : voir de mes yeux les œufs de Fabergé, assister à la messe de minuit de Pâques, attraper du coin de l’œil les paysages sous la neige, sublimes… Des mois après, j’y pense encore.

 

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