[Service Civique #2] Entreprendre ou les montagnes russes émotionnelles

Service civique 2 - Montagnes Russes

Cet article fait partie de la série qui relate mon expérience de service civique. Tu peux lire le premier « épisode » ici ! 🙂

Novembre et décembre ont été ponctués de périodes de motivation intense suivies de découragement profond. Mon cerveau passait de « je vais y arriver » à « c’est mort », de « c’est génial » à « ça ne sert à rien ». Mais ces deux mois, bien que pas assez concrets à mon goût, m’ont tout de même permis de mieux définir mon projet, et de me recentrer – plutôt positif, donc !

J’aimerais partager avec vous ces différentes phases ainsi que quelques conseils pour faire perdurer la motivation, si vous aussi vous concrétisez un projet !

Novembre/ Décembre : place au diagnostic

Les deux premiers mois de service civique étaient consacrés à la réalisation du diagnostic. Il s’agit d’une sorte d’état des lieux de la situation, un moyen de sonder son public-cible et de valider son idée.

A cet effet, j’ai conçu un questionnaire en ligne afin de comprendre l’écart entre la sensibilité à l’environnement et le passage à l’action. Si ces thématiques vous intéressent, je vous propose d’ailleurs de prendre quelques minutes pour y répondre ici. (en vous remerciant d’avance)

Vous pouvez également retrouver le projet sur les réseaux sociaux : facebook et twitter !

Brasser de l’air…

Comme dit précédemment, j’ai passé la moitié du temps à me remettre en question, à me demander si j’allais y arriver, si tout ça avait un sens.

Ces questionnements découlent entre autres d’une problématique bien précise : je n’ose pas me lancer. J’entends par là que je n’ose pas appeler, demander des rendez-vous, je n’ose pas aller vers des choses plus concrètes… Et puisque je ne fais pas ça, je me « contente » de réaliser des tâches moins urgentes, mais qui me font stagner.

Pour sortir de cette stagnation, il m’a donc fallu sortir un peu de ma zone de confort et demander des rendez-vous, pour échanger autour de mon projet, des initiatives locales, etc. Je n’ai fait que de petits pas et je suis certaine que j’aurais pu être plus efficace, mais c’est déjà une étape de s’en rendre compte ! Et comme on l’a déjà dit, #ChaquePetitPasCompte !

Si vous êtes face à une problématique similaire, je serais ravie de lire vos conseils !

Une autre difficulté que j’ai rencontrée : la solitude. Le contraste entre le Startup Weekend, où j’ai plus qu’adoré la dynamique d’équipe, et mon retour au bureau, à travailler seule sur mon projet, a été flagrant. Ce n’est pas toujours évident de se retrouver seul(e). Toutes les responsabilités nous reviennent, et on ne peut se reposer sur personne pour faire les choses à notre place.

… puis trouver l’équilibre

Mais j’ai le sentiment d’avoir trouvé, si ce n’est l’équilibre total, la voie vers celui-ci. 2017 s’est terminée sur un sentiment mitigé, mais je suis plutôt confiante pour cette nouvelle année et les 6 mois restants.

Si, comme moi, vous êtes un peu accrocs à l’organisation, mais que vous avez pourtant l’impression de ne pas avancer, je vous conseillerais de lâcher un peu prise. J’ai pour ma part tendance à passer plus de temps à organiser mes tâches qu’à les réaliser… Aimer s’organiser, c’est bien, mais savoir le faire, c’est mieux.

Faites-moi savoir en commentaires si quelques outils d’organisation vous seraient utiles, auquel cas j’y consacrerai un article ! 😉

L’idée, en tout cas, c’est de se fixer des objectifs concrets (pourquoi pas en suivant la méthode SMART), et de les réaliser ; en théorie c’est bien, en pratique c’est mieux !

S’accrocher aux pics de motivation

Comme je l’expliquais dans mon article cultiver son bonheur, bien qu’il soit plus facile de sombrer dans le pessimisme, il est possible d’apprendre à son esprit à faire pencher la balance dans l’autre sens.

Ici, c’est un peu la même chose. Il est facile de se laisser aller à des phrases négatives telles que citées en début d’article, mais il ne tient qu’à moi, qu’à vous, de pratiquer la pensée positive.

Je ne vous apprends rien si je vous dis que de se répéter qu’on est nul(le) n’augmente certainement pas l’estime et la confiance en soi.

Aussi j’ai donc essayé, malgré les coups de mou, de m’accrocher à la moindre petite sensation de motivation pour la cultiver et m’en servir de carburant pour mener à bien mes tâches.

Faire le point sur les choses qu’on a faites

Dans le cadre de mon organisation, je me suis fait un petit tableau « To Do » « Doing » « Done » afin de visualiser les tâches à faire, en cours et terminées. J’ai trouvé que c’était un bon moyen de me remotiver lorsque que j’avais l’impression de n’avoir rien accompli.

Rédiger un mail bilan à ma marraine a également été assez révélateur de mon manque d’objectivité concernant mon travail. Après avoir repoussé à plusieurs reprise cet envoi, je me suis rendue compte que j’avais réalisé plus de choses que ce que je croyais, et que même si ces choses ne semblaient pas si concrètes, elles avaient leur importance.

Le Bilan

En définitive, ces deux derniers mois n’ont pas été si catastrophiques que ça et m’ont ouvert la voie vers des choses plus concrètes. Janvier a débuté avec des prises de rendez-vous ; de belles rencontres sont à venir ! J’en ferai le bilan dans l’article de février.

Je résumerais cette période par « sortir de sa zone de confort » parce que c’est vraiment ce qui m’a permis de faire un peu avancer les choses. Certes, ça fait clairement peur, mais c’est nécessaire et surtout satisfaisant ! 🙂


Vous aussi vous montez un projet ? N’hésitez pas à partager un peu de votre expérience dans les commentaires !

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