Pluie et compagnie

Pluie et cie - Parapluie
Mardi 1er mars 2016, il est seize heures vingt (dix-neuf très exactement) et je n’ai toujours pas commencé à écrire mon article pour demain. Enfin ce n’est pas vraiment ça. J’ai commencé, effacé, recommencé, re-effacé. Et puis comme tous les jours, je m’étais fixé une liste de choses à faire : envoyer ma lettre à Orange, envoyer mon Dossier Social Étudiant, commencer Othello, finir ma grammaire et commencer mes fiches de phono. Mais comme une fois sur deux, je n’aurai pas le temps ni la motivation de faire la moitié de ce que j’avais prévu. Parce que dans une heure, je dois repartir à la fac et que je ne sais déjà pas si j’aurai terminé cet article.

J’ai posté il y a quelques minutes sur Facebook un message disant que je n’arrivais pas à me décider concernant ce que j’allais publier aujourd’hui. C’est pourtant bien la première fois que j’ai autant d’idées quasi-structurées dans mon joli carnet rouge. Mais aucune ne me tente vraiment, là tout de suite maintenant.

J’ai donc un peu observé les gens qui passaient dehors, avec ou sans leur parapluie, en poussette, habillés en noir, en voiture (Je viens d’en voir une jaune fluo. Et puis il faudrait apprendre à certains que la voie de bus n’est pas une voie pour tourner à droite. Scrogneugneu.), avec un sac à main, en jogging… Je les ai regardés presser le pas sous la pluie. Et ça m’a rappelé que j’aimais bien ça, la pluie.

Pas quand je me trouve juste en dessous, bien sûr. Je déteste être trempée, mes cheveux ne ressemblent plus à rien, je dégouline de partout, j’ai plein de gouttes sur mes lunettes (quand est-ce qu’on invente des micros essuie-glaces?) … Mais j’aime bien être comme ça, à mon bureau, en train d’écrire pendant que dehors, j’observe la pluie. Il y a un côté apaisant, ou peut-être un peu mélodramatique (surtout en écoutant Olafur Arnalds en même temps).

Pluie et cie - Lunettes

Quoi qu’il en soit, j’avais six, voire même sept idées d’articles, mais je n’en publierai aucune aujourd’hui. Peut-être parce que j’avais envie d’un peu plus de liberté plutôt que de toujours parler d’un sujet précis, découpé en parties, parfois même en sous-parties. Parce que j’ai jeté un coup d’œil par la fenêtre, et que je me suis rendu compte qu’il pleuvait. Alors j’ai changé d’avis.

Au début, je voulais vous parler de la confiance en soi ou encore de mon organisation (ou de l’organisation idéale) sur ce blog, entre autres : je ne vais pas tout spoiler non plus ! Et puis finalement non.

J’ai noté toutes ces idées, qui me plaisent toujours, mais pourtant je n’ai pas envie de les taper sur mon ordi aujourd’hui. J’ai remarqué qu’il m’arrivait souvent de fonctionner comme ça : parfois, je fais une liste des films que j’aimerais voir, et le jour où j’ai envie de regarder quelque chose, au lieu de choisir dans cette liste, je vais chercher encore d’autres films. Je n’ai pas encore réussi à savoir pourquoi, mais j’imagine que je ne suis pas la seule à faire ça (en tout cas, j’espère).

Je pense que la fatigue joue un rôle dans cette indécision. Depuis ce matin, je n’arrête pas de bâiller. Du coup, j’ai du mal à me décider sur ce que je veux. Je crois qu’en fait, je n’ai clairement pas envie de trop réfléchir. Je vis minute par minute, et j’écris au fur et à mesure que les idées me viennent. En tout cas, la seule chose constructive que j’aie faite aujourd’hui, c’est de laver à la main mon jean vert qui déteint.

A part ça, j’ai beaucoup baillé, j’ai eu du mal à suivre en cours, et j’ai eu l’impression toute la journée que mon cerveau flottait un peu ailleurs.

À mesure que j’avance, je me demande vraiment si, en relisant tout ça ce soir, je ne vais pas faire un petit CTRL+A et tout supprimer. Me connaissant, je vais trouver ça nul et tout recommencer, pour changer. Je me demande surtout si vous serez arrivés jusque-là ou si cet article aura été un ramassis de choses inintéressantes.

Peut-être que vous aurez l’impression que j’ai cherché à combler un trou en l’écrivant, mais je ne le vois pas comme ça. J’avais juste envie de changer un peu et surtout de me donner un peu de liberté. Oh et puis, pourquoi je me justifie tout le temps après tout ?

En tout cas si je peux vous dire quelque chose d’intéressant avant de vous quitter, c’est que je me suis inscrite sur Hellocoton (une espèce de plateforme pour blogeurs/euses), si jamais ça vous intéresse. Je mettrai la sidebar à jour prochainement pour faire des liens vers tous les réseaux sociaux/ plateformes sur lesquelles je suis.

Et puis j’aime bien la pluie, mais là c’est à mon tour de passer dessous. Du coup, j’ai moyen envie.

Rendez-vous sur Hellocoton !

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Comments (5)

  • Agathe 2 années ago Reply

    Haha la pluie ^^ oui moi aussi je me demande à quand les micro essuies glace x) :p
    j’suis d’accord avec Maud 😉
    Et si sa peut te rassurer moi aussi je fais ça pour les films et d’autres trucs x))
    J’Ressens exactement la même chose vis à vis de la pluie 😮 ^^’

    Mélanie 2 années ago Reply

    Ah, Agathe, mon alter-ego ! haha 🙂

    Agathe 2 années ago Reply

    Je vais finir par y croire x) <3 🙂

  • maud 2 années ago Reply

    j’aime cet article, qui sort de la structure que tu te construis d’habitude, on sent que c’est écrit en même temps que tu y penses, et c’est bien !

    Mélanie 2 années ago Reply

    C’était le but recherché, merci Maud ! 🙂

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