Le blues du mercredi

Le blues du mercredi

Mercredi, je me suis réveillée de mauvaise humeur. Comme on dit, il y a des jours avec et des jours sans. Je me suis réveillée et j’ai tout de suite détesté ma journée. J’avais une fois de plus traîné au lit, je n’avais pas envie d’aller en cours, j’étais en colère contre moi-même et contre le monde entier, je voulais rester blottie dans mes draps et ne pas bouger de la journée.

Plus je voyais l’heure tourner et plus ça me déprimait mais plus je laissais l’heure tourner, et finalement je n’ai quasiment rien fait d’intéressant avant d’aller en cours. Ce qui m’a mise encore plus en rogne.

Une amie m’a fait remarquer il y a peu que ce blog, c’était avant tout mon espace à moi et que j’avais le droit d’y mettre ce que je voulais sans trop m’inquiéter de ce que penseraient les autres. Alors oui, j’aime bien écrire des articles rigolos, ne pas me prendre au sérieux et raconter des bêtises. Mais je n’ai pas fait Appren’Tea Chieuse juste pour ça, mais davantage pour écrire tout ce qui me passe par la tête sans (trop de) restrictions, partager les bons comme les mauvais côtés. Dans tous les cas, mon seul fil conducteur reste le partage. Si j’écris ce n’est pas uniquement pour me plaindre ou pour rire seule dans mon coin mais avant tout dans une optique « de moi à vous ». Et parce que je suis persuadée que certaines situations sont communes à beaucoup de personnes et que, par conséquent, ça fait du bien d’en parler. Alors je vous laisse lire ce petit blues du mercredi, en espérant que certains s’y identifient aussi. ♥

Le fond du problème

Ces derniers temps je suis quelque peu tracassée par le fait de ne pas savoir quoi faire après ma licence, en termes d’études ou de job, et agacée par le manque de sérieux de certains professeurs de la fac. Certains ne donnent pas l’impression d’être passionnés par ce qu’ils font ou de vouloir vraiment nous transmettre leur savoir. Il y a des jours où j’ai du mal à m’imaginer rester encore un an et demi, mais je sais que je regretterais d’avoir arrêté, d’autant plus que, les mauvais côtés mis à part, la licence reste quand même intéressante et j’aime toujours autant apprendre l’anglais.

Je pense que ce problème représente la principale cause de mon coup de blues, même s’il s’agit en réalité d’un tas de petites choses toutes bêtes qui s’accumulent. Pas forcément cette fois-ci, mais de manière générale. Que ce soit à cause du bazar sur votre bureau, ou dans votre appartement/ maison en général, une situation avec quelqu’un qui vous a agacé(e), une remarque qui vous a déplu, ou encore vos devoirs/ tâches/ pensées que vous n’arrivez pas à organiser, il existe tout un tas de petits désagréments – auxquels on peut remédier – qui finissent, une fois mis les uns derrières les autres, par vraiment nous contrarier.

Le blues du mercredi - desk

J’ai lu sur un article hier justement qu’il était important de se détacher un peu d’internet et des écrans pour prendre du temps pour soi lorsque l’on se sent submergé(e)s par les événements. En ce qui me concerne, je suis consciente que je passe énormément de temps devant mon ordinateur (les cours, le blog…) ou devant mon portable. Pas forcément pour faire n’importe quoi, mais ça reste toujours trop. J’ai téléchargé l’application Bloglovin’ récemment et je lis des tonnes et des tonnes d’articles tous plus intéressants que les autres, mais j’imagine qu’il faut parfois savoir dire stop.

S’aérer l’esprit, reposer ses yeux. Avant-hier encore, j’ai passé plus d’une heure et demie à rechercher un truc sur internet que je n’ai jamais trouvé, ce qui m’a fait perdre un temps fou. Mais je me suis obstinée et après coup j’ai regretté d’avoir perdu autant de temps pour quelque chose de finalement pas si important que ça.

Généralement j’écris beaucoup mes articles ou mes textes sur mon ordinateur. En revanche, lorsque je ressens un « trop plein » d’internet et d’écran, j’aime bien me poser avec mon carnet et mon crayon et tout faire à la main, même s’il faudra par la suite tout recopier.

Les réseaux sociaux facilitent également les petits coups de blues. On (moi en tout cas) consacre bien trop de temps et d’énergie à faire défiler nos fils d’actualités – facebook, twitter, instagram, pumpup pour ma part, davantage par mécanisme que par réel intérêt. Sauf qu’une fois de plus, on perd notre temps, on regrette et on finit par ruminer.

Tout ça résulte en un ras-le-bol général. Un moment de déprime. Un coup de blues. Appelez-ça comme bon vous semble. Pour moi c’est tombé mercredi. Et ce même si hier soir c’était le début des vacances, que j’ai déjà fait plus la moitié de mon année et que j’ai eu mon troisième semestre (bon ça je viens de le savoir).

Pourquoi ne pas voir le positif ?

Je viens de citer quelques événements positifs mais je pourrais en citer encore plus. Et c’est bien ça le problème : je n’arrive pas à me focaliser sur le positif (d’où l’intention derrière les Best Of). Je suis tombée sur un TED Talk très intéressant à ce propos, avec un schéma qui résume bien la situation :

Le blues du mercredi - Schéma

Un schéma qui résume parfaitement la situation

L’intervenante, Alison Ledgerwood, professeure de psychologie, expliquait via son schéma notamment que nous avons une sorte d’état « neutre » si on peut dire. Si je résume un peu la situation telle que je la comprends, lorsqu’un événement positif a lieu, cela nous rend heureux. Mais cela ne dure pas et l’on revient très rapidement à cet état basique. En revanche, lorsqu’un événement négatif a lieu, qui nous rend donc malheureux ou quelque peu déprimé(e), on ne revient pas tout de suite à un état d’esprit neutre, mais l’on continue à ruminer. Et lorsqu’un nouvel événement positif se produit, celui-ci ne suffit pas à nous faire remonter la pente. L’état de joie est certes là, mais il n’est pas assez « fort » et s’avère être éphémère. Résultat, on met beaucoup plus de temps à encaisser un événement négatif pour revenir à notre état neutre, que l’on n’en met à redescendre à ce même état après un événement positif. (Vous m’avez suivie ? ^^)

Elle insiste pour terminer sur l’importance de lister les choses positives qui nous arrivent dans une journée. Elle raconte par exemple une anecdote très intéressante et qui nous amène à réfléchir : elle avait pour habitude, en rentrant chez elle après une « mauvais » journée, de parler de toutes ses mésaventures, déceptions, etc. à son mari. Il lui a un jour demandé, ce qu’elle pouvait tirer de positif de sa journée. C’est alors qu’elle s’est rendu compte, en énumérant les bons côtés, que sa journée n’avait pas été si mauvaise que ça, finalement.

Et c’est exactement ce qui m’amène à dire qu’un des conseils que l’on donne souvent ou que je vois beaucoup sur les blogs/ magazines, est d’écrire chaque jour sur une feuille les événements positifs, que ce soit de manière quotidienne, hebdomadaire, mensuelle… Eh bien parler avec quelqu’un peut aussi aider. Car à force de parler des solutions, des aspects positifs, etc., on réalise que tout n’est pas si noir que ça. Personnellement, mercredi, c’est ce qui m’a fait réaliser que je me prenais la tête pour pas grand-chose, en définitive.

Oui, mes cours me lassent et me fatiguent parfois, mais en y regardant de plus près, je peux facilement énumérer ceux qui m’intéressent vraiment et dans lesquels j’apprends beaucoup et passent de bons moments.

Non, je ne sais pas vraiment quoi faire après avoir obtenu mon diplôme, mais en y réfléchissant bien j’ai tout de même des projets : prendre un an pour moi, faire un service civique, peut-être voyager, faire des stages, travailler un peu, me concentrer sur le blog…

Et oui, dans la vie de tous les jours il y a plein de choses qui m’énervent, qui me stressent, qui m’agacent, qui me posent problème mais à côté de ça il y a aussi des tonnes de choses et des tonnes de gens que j’adore, qui me plaisent, qui me font sourire, qui me motivent et qui me donnent envie d’avancer.

Alison suggère que l’esprit pourrait être en quelque sorte formaté pour se bloquer sur les choses négatives, et que percevoir le positif au milieu de tout ça nécessiterait un effort, un travail. En gros, cela demande plus de temps et d’énergie pour voir le verre à moitié plein. Et finalement, je pense qu’elle a totalement raison. Il est tellement plus facile de rester bloqué(e) sur le négatif que d’essayer de faire ressortir le positif.

On est vraiment mal conçus parfois. Même si, bien entendu, il existe des personnes capables de toujours voir le verre à moitié plein et qui savent combattre ces coups de blues.

L’importance d’être ordonné(e) et de s’organiser

Je suis quelqu’un de bordélique… mais qui déteste le bazar. Je m’explique : j’ai tendance à laisser s’accumuler les feuilles, vêtements, etc. sur ma chaise, mon bureau, ma table basse ou encore mon meule TV, et ce jusqu’au moment où je n’en peux plus de les voir entassés en vrac. Alors là, je vais me mettre à ranger, à classer.

Et même si, consciemment, je ne me rends pas forcément compte que ça influe sur mon moral, je suis finalement persuadée que ça a un rôle. Personne ne me dira qu’on se sent moins bien après avoir remis de l’ordre dans nos affaires. Désengorger d’un point de vue matériel permet aussi de désengorger l’esprit.

Il en va de même pour l’organisation. Je n’ai pas encore trouvé l’agenda parfait ni la méthode parfaite, mais j’adore faire des To-Do Lists pour chaque journée, principalement pour organiser mes révisions et les tâches que je dois absolument effectuer pendant les vacances.

J’utilise un agenda semainier qui me permet d’avoir une vue d’ensemble, ce qui me paraît plus clair, d’un point de vue scolaire ou autre. Et je suis en ce moment à la recherche d’un planner de ce type, qui serait encore plus pratique, mais en un petit peu moins cher. ^^

Un esprit sain dans un corps sain

Le blues du mercredi - sport

Ok d’accord j’en rajoute peut-être un peu. Quoi qu’il en soit, et je ne pensais jamais, mais jamais dire ça un jour : faire du sport peut effectivement aider à vaincre les petits coups de blues, les baisses de moral. Alors je vous épargnerais les recherches, statistiques, la raison du pourquoi du comment, mais ça fait vraiment du bien.

Mercredi, moral dans les chaussettes oblige, je ne suis pas allée à ma séance de step. Eh bah BIM ! Je l’ai quand même un peu regretté. Bon, j’ai fait mes squats et mes pompes, ça m’a déjà un peu requinquée mais il manquait tout de même un petit truc.

Sans forcément pratiquer un sport intensif, ce que je ne ferai probablement jamais, faire quelques exercices ou même sortir prendre l’air, marcher un peu, constitue la première étape vers le regain d’énergie.

Pour conclure toute cette histoire, sachez que les coups de blues nous tombent à tous dessus parfois mais qu’il ne faut en aucun cas les voir comme une fatalité. Toutes les pensées négatives qui tournent dans nos têtes dans ces moments-là sont pour la plupart « faciles » à inverser. Il suffit d’un minimum d’efforts de notre part, comme l’expliquait si bien la professeure dans la vidéo.

Je suis la première à me morfondre pendant des heures voire des jours quand quelque chose ne va pas. Par conséquent, j’ai écrit cet article pour vous mais également un peu pour moi, pour me prouver à moi-même que ça ne sert à rien. De plus, le TED Talk est vraiment bien tombé car il résumait parfaitement la situation ! Je vous invite vraiment à la regarder !

En tout cas je vous remercie d’avoir pris le temps de vous attarder sur mes malheurs, en espérant vous avoir donné quelques pistes vers la guérison totale du coup de blues. Je vous fais plein de bisous et m’excuse du retard ! :*

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Comments (4)

  • Agathe 1 année ago Reply

    Je suis d’accord avec Maud ! 🙂
    Ted Talk c’est top j’avais regardé une conférence sur le stress déjà c’était super intéressant 😉

    Mélanie 1 année ago Reply

    Oui c’est souvent hyper intéressant et inspirant! 🙂

  • maud 2 années ago Reply

    Hello 🙂 j’ai bien aimé cet article. je le trouve intéressant et bien construit. à bientôt 🙂

    Mélanie 2 années ago Reply

    Merci Maud ! 🙂

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