La confiance au ras des pâquerettes

La confiance au ras des pâquerettes
On a certainement tous eu des moments comme ça, où on se sent nuls. Parfois pour une raison particulière, parfois pour pas grand-chose. Le problème avec le manque de confiance en soi, c’est qu’il n’implique pas seulement de se dire « Je ne sers à rien ». Il influe sur beaucoup de choses : la motivation, l’investissement, le bien-être… Pour moi, les baisses de confiances s’articulent souvent de la même manière. Premièrement, je me décourage, ensuite je me sous-estime sur à peu près tout et je finis par en conclure que, par conséquent, je ne suis bonne à rien.

Cet article complète un peu Le blues du mercredi. Mais promis c’est pas tout à fait la même chose.

S’avouer vaincu(e) au moindre obstacle

Je suis malheureusement le genre de personne qui bute facilement face aux obstacles. Au lieu de me battre et de tout faire pour les surmonter, je m’arrête, je m’assois, je déprime et puis voilà. Parfois, il s’agit de véritables problèmes qui demandent du temps, de la patience et la contribution de mes méninges, mais parfois, il s’agit de détails tellement futiles qu’après coup, je me sens absolument stupide.

Pour donner un exemple très concret et très récent, je me prends actuellement la tête pour savoir si je devrais créer une catégorie « Trucs & Astuces » ou « Organisation » (pour de futurs articles qui rentrent dans cette thématique) ou bien mettre ça en vrac dans la catégorie « Quotidien », ou faire une sous-catégorie à l’intérieur de cette dernière (je penche plutôt sur cette idée mais ça implique que je fasse un joli menu déroulant, bon courage !). Eh bien ça, c’est typiquement le genre de détails qui me décourage, parce que j’ai tellement peur de mal faire et que ce soit n’importe quoi que ça me déprime d’avance.

Pour en revenir à mes moutons après cet exemple très représentatif de ma force mentale, je pourrais dire que, finalement, le moindre obstacle se transforme pour moi en une montagne insurmontable. Parfois, je ne sais pas vraiment où je vais et ça me fait peur.

Se sous-estimer constamment

Ce qui m’amène à tout le temps me sous-estimer. Je pense que le pire, c’est de réussir à accepter les compliments. J’ai tendance à penser qu’on me félicite ou qu’on me dit que telle ou telle chose est bien pour me faire plaisir. Ou alors, même si je le prends vraiment comme un compliment, ça m’embarrasse. Dans ma tête, c’est « Mais non, ça va, c’est pas SI bien… ». Et rassurez-vous, je ne doute pas de la sincérité des gens, mais de moi.

Et comme j’en parlais dans cet article, je ne suis pas fan des présentations orales. Pourquoi ? Eh bien parce que je n’ai pas confiance. Peu importe à quel point j’ai planché sur le sujet, à quel point j’ai appris mon texte, à quel point j’ai vérifié le diapo, ou vérifié qu’on ne voyait pas mes bourrelets, ou encore que je n’avais pas les cheveux en vrac, j’aurai toujours peur que quelque chose aille mal. Il y a aussi un côté perfectionniste dans tout ça. J’ai besoin que les choses soient nickel, mais je sais pertinemment à chaque fois que tout ne peut pas l’être. Je m’impose donc de la pression supplémentaire !

Le sentiment qu’on n’achèvera jamais rien

Le plus gros problème dans cette histoire réside dans le fait que, comme je l’ai dit plus haut, le manque de confiance influe sur la motivation et sur l’investissement. Pour prendre un exemple très concret, lorsque je vois des annonces d’emploi susceptibles de m’intéresser, parfois, je traine des heures à faire ma lettre de motivation parce que dans le fond, je ne me sens pas capable d’exercer ce travail.

Autre exemple : j’ai souvent plein de projets ou d’envies en tête, mais il n’y en a peut-être qu’un tiers que je réaliserai. Tout ça parce qu’à un moment donné sur le chemin, je me suis dit que je n’y arriverai pas, que ça n’en valait pas la peine parce que je n’en avais pas les capacités.

Ouvrir ce blog représentait pour moi un projet assez « important », bien que je n’aie pas d’ambition particulière à travers Appren’Tea Chieuse, outre le fait de partager des choses avec vous. J’ai réussi à aller au bout après des mois de réflexions, parce qu’on m’a poussé à le faire, parce qu’on m’a dit que ça pourrait être sympa et qu’au pire du pire, même si ça ne marchait pas, ce ne serait pas un drame.

Pourtant, pendant que je me penchais sur le code, je ne pouvais m’empêcher de penser, dès que je bloquais quelque part, qu’il n’y avait aucun intérêt à faire ce blog, qu’il serait moche. Et puis qu’il se noierait de toute manière parmi tous les autres blogs qui racontent plus ou moins la même chose et que je stagnerais à trois lecteurs jusqu’à la fin. La réalité est finalement tout autre, et je ne m’en sors pas si mal tout compte fait.

Et finalement, c’est un peu la même chose avec mon avenir. J’ai décidé d’arrêter la fac après ma licence (soit dans un an et demi), parce que je sature un peu et que j’ai envie de voir autre chose. Mais pour l’instant, hormis mon projet de service civique, je n’ai pas vraiment d’idées précises de ce que je ferai ensuite. J’ai également envie de partir à l’étranger pendant plusieurs mois, mais là encore, je ne m’en sens pas capable. Est-ce que je vais être assez débrouillarde ? Est-ce que je serais capable de saisir des opportunités intéressantes ? Et si je reste en France, est-ce que je vais trouver un emploi qui me conviendra ? Et dans quoi est-ce que j’ai envie de travailler après tout ?

Trop de questions et pas assez de réponses.

On fait quoi alors ?

J’ai beau manquer de confiance en moi, j’arrive à avoir des éclairs de lucidité qui m’amènent à réfléchir un peu à tout ça. Dans un esprit un peu plus positif et à tête reposée.

Premièrement, j’ai compris qu’il fallait se concentrer sur les succès et apprendre de ses erreurs/ échecs. C’est un peu le conseil bateau qui revient tout le temps, mais je pense qu’il est important de le rappeler. Quand on perd un peu confiance ou qu’on a un petit coup de mou, il en devient tellement plus simple de s’attarder sur ce qu’on a mal fait ou pas réussi à faire que l’inverse. Pourtant, si l’on se concentre sur nos réussites, il y a de grandes chances pour que ça nous pousse à réaliser nos projets, et qu’on retrouve la motivation qu’on avait perdue.

On peut le faire soit mentalement, soit en écrivant ses pensées sur un carnet, en vrac ou sous forme de tableau qui répertorie ce qui « a marché » et ce qui « n’a pas marché ».

Ensuite, il est intéressant d’avoir un avis à peu près objectif sur ce que l’on (a) fait. Pour ça, rien de mieux que d’en parler autour de nous, dans le seul but de pouvoir prendre du recul et de peser le pour et le contre. Il n’y a rien Les critiques constructives font avancer et améliorent les choses!

Et finalement, quand on manque de confiance, au lieu de s’acharner et de se décourager, mieux vaut lâcher l’affaire un moment, voire jusqu’à la fin de la journée. Prendre soin de soi, faire un brin de ménage, sortir, cuisiner… Il y a tellement de choses à faire pour se changer les idées !

Et comme dirait Shia Labeouf, « Just Do It ! »

Et vous, qu’est-ce que vous faites quand vous n’avez plus confiance en vous ?

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Comments (6)

  • Agathe 2 années ago Reply

    « Tout ce que tu désires se situe de l’autre côté de la peur. » Jack Canfield 😉

    Mélanie 2 années ago Reply

    :’)

  • maud 2 années ago Reply

    plus sérieusement article intéressant, et je sais que je peux compter sur mes amis et ma famille pour me remonter le moral (bon desfois c’est l’inverse c’est pire mais généralement ils me redonnent la banane, m’aident à relativiser) et ce qui peut aider aussi, c’est voyager, partir quelques jours dans une autre ville ou quoi pour s’évader quelques heures, voir une cousine/amie… absente depuis longtemps, se bouger et aller courir, aller au cinéma, ou une activité qui te force entre guillemets à te couper de tes pensées pendant un moment.

    Mélanie 2 années ago Reply

    Merci ! On en a déjà un peu parlé du coup, mais je suis d’accord avec tes exemples 🙂 C’est ça le truc en fait, s’éloigner pendant un moment de se qui nous tracasse pour y réfléchir à nouveau une fois les idées claires 🙂

  • maud 2 années ago Reply

    « qu’est ce que vous faites quand vous n’avez plus confiance en vous » => je mange > je grossis > déprime > me trouve nulle > moins de confiance > je mange

    Mélanie 2 années ago Reply

    Bienvenue dans la team alors!!

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