Des concerts (2/2)

On se retrouve aujourd’hui pour la suite de mes aventures musicales! Vous pouvez lire la première partie ici. 🙂

4 – ORCHESTRE NATIONAL DE BARBES, 13 juin 2015, Parc de Pignerolles, St Barthélémy d’Anjou

Quand je vous disais que le prix du billet était tout sauf relié au plaisir qu’on peut ressentir à un concert ! Cet été-là, c’était l’Orchestre National de Barbès qui était invité au Parc de Pignerolles dans une commune près de chez moi. Je ne sais pas comment elle en était venue à connaître mais ma mère s’était procuré leurs CDs et j’étais biberonnée à leurs rythmiques trépidantes. Autant vous dire que quand elle m’a demandé si on y allait, j’ai dit oui. Je n’ai pas réécouté avant d’aller les voir leur chansons, persuadée que j’allais reconnaître leurs mélodies. En effet, j’ai bien capté quelques notes, mais ma mémoire auditive m’a finalement fait défaut et puis quelques années s’étaient écoulées, où ils avaient bien eu le temps d’agrémenter leur répertoire. Peu importe si je ne pouvais me vanter d’avoir tout reconnu ce soir là, c’était génial.

Encore une fois, pleins de petits riens rendaient cette soirée agréable : le lieu, le temps qui nous avait permis de venir en vélo et de soulager notre conscience écolo, le public qui s’est lâché, les musiciens supers sympas et drôles (!) et la musique, bon dieu, si tu ne te déhanches pas dessus, même rien qu’un peu, va consulter. Conclue par un feu d’artifice qui faisait franchement concurrence à celui d’Angers, qui fait déplacer les foules chaque année (je ne vois pas pourquoi d’ailleurs mais c’est un autre débat), ce fût une excellente soirée.

S’il n’en restait qu’une : Mimouna

5 – JUNGLE BY NIGHT , 12 novembre 2016, Théâtre Foirail, Chemillé

Quittant précipitamment un repas de famille pour m’envoler vers Chemillé, (où mon père s’est fait une joie de faire croire à tout le monde que si je partais plus tôt c’était pour aller manifester dans une ZAD, donnant ainsi matière à réflexion à ma tante qui, la mine étonnée, me demande entre le dessert et le café quand est ce que je pars pour Notre-Dame-Des-Landes) je rejoins quelques amis motivés à poursuivre les croisades festivalières de l’été, même mi-novembre, sous la pluie et le brouillard. La soirée est bien avancée quand Jungle By Night débarque sur la scène secondaire, ribambelles de beaux gosses (Peteeeeeeeeer !!!!) Néerlandais qui ont l’air plus que stones. Après des saluts enthousiastes du leader, le concert commence.

Des concerts 2-2 2
En fait je dis leader, et non chanteur, car Jungle By Night est un orchestre, finalement, personne ne chante, mais un orchestre vivant et complètement entraînant, où il n’est pas bien difficile de se laisser aller à quelques mouvements. Leur joie d’être sur scène, communicative, nous emmène sans soucis dans leur univers que j’imagine peuplé de voyages et de rêves, entre steppes balayées par le vent et déserts arides mais étrangement accueillants. Je vais loin , sans doute, mais c’est là exactement le but de leur musique et ça fait du bien. Typiquement, quand on voit les membres de Jungle By Night, on a envie d’être pote avec eux (leur jeune âge doit aussi y faire quelque chose, ah qu’ai-je fait de ma vie, pourquoi ne me suis-je pas mise à la trompette moi aussi ?!) et on serait tenté de croire qu’eux aussi, quand ils postent des photos de plateaux de fromages français sur leur Facebook ou qu’ils intitulent une de leur chanson “Bout du Monde” en référence au festival breton.

S’il n’en restait qu’une : The Ottoman Highlands

6 – SOVIET SUPREM, 25 novembre 2016, Salle Jean Carmet, Murs Erigné

Eléonore, qui si vous ne vous en souvenez pas était ma partenaire de concert pour Salut C’est Cool (voir Des concerts (1/2)) était également à mes côtés ce soir là, pour voir un des groupes les plus étonnants de la scène française, enfin tel que cela peut m’apparaitre à moi, qui ne connait pas bien cette dite même scène française.

Pourquoi surprenante ? Parce que déjà, deux mecs qui décident de créer un groupe en partant du point de vue que la guerre froide a été gagnée par l’URSS et écrire des chansons en conséquence cela peut être une démarche assez déroutante. Malgré les remarques enthousiastes et tout à fait convaincues de mon amie qui m’assurait que tout ça n’était qu’humour et satire, je ne savais sur quel pied penser et me tâtais pour aller poser mes oreilles sur leur compositions. Finalement, un soir je craque (vous vous souvenez de ma tendance à exagérer, hum?) et ajoute timidement un de leur titre à ma playlist. Il faut dire que “Sexe, Accordéon et Vodka”, niveau marketing du titre, cela ne pouvait qu’attirer le chaland faible et avide de curiosité tel que ma personne. BREF.

Je crois que j’ai acheté ma place très vite et nous voilà, Elé et moi, collées au premier rang prêtes à se bouger sur des paroles comme “Bouge bien ma gourgandine, t’aimes quand ça combine, T’es space comme Lady Gargarine”. Près de moi , un couple qui tape dans la cinquantaine, affublés de débardeurs au couleurs du groupe me fait tout de même me demander s’ils ont bien saisi que tout cela est second degré , (apparemment dans mon monde je refuse que des cinquantenaires affichent avec conviction un amour pour un groupe dont l’emblème reprend les préceptes du petit livre (du) rouge à savoir des outils de bricolage bien précis hum) mais je décide finalement que ce n’est pas mon problème et suis subjuguée en deux secondes environ par l’arrivée en fanfare du duo (gros son, gros boumboum et lumières partout).

La suite n’est qu’une succession de bons moments, de jumps, de baragouinages dans le micro rouge du chanteur (c’est cool d’être au premier rang !) et, climax total lors de ma première montée sur scène avec une dizaine de personnes sélectionnées dans le public (Elé était aussi de la partie), rendant forcément la soirée inoubliable. L’émotion qu’ils dégageaient ce soir là était aussi particulière, on sentait, on palpait, qu’ils étaient heureux de jouer ici, et émus. Je me demande la raison de cette émotion ? J’extrapole complétement mais sans doute étaient-ils touchés de voir un public de petite salle aussi enthousiaste que ceux qui ont pu composer les gros festivals auxquels ils ont participé. Une belle découverte, que j’irais revoir avec plaisir !

S’il n’en restait qu’une : Propaganda

Conclusion

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Autant peut on dire que la musique est un composant essentiel de tout un chacun (vous la voyez venir la citation, dites moi que vous la voyiez venir : « La vie sans musique est tout simplement une erreur« , Nietzsche) , autant j’étais surprise, au fil de mes rencontres, de m’apercevoir que beaucoup de gens ne prennent pas le temps d’aller expérimenter le live. Manque de moyens, manque de temps, ou tout simplement parce que ce n’est pas une habitude …

C’est vrai qu’étant petite , mes parents m’emmenaient assez régulièrement à tout type d’événements et que certains m’ont marqué plus que d’autres. (Vous le saviez, vous qu’il y a la fête du cucurbitacée dans le coin ? Emmenez vos gamins, c’est trop bien) Pour parler concert, je me souviens du silence religieux et respectueux face à la session particulière de Souad Massi à la FNAC d’Angers, en X (là normalement pour plus de sérieux je vous cite la date, mais ma mère est incapable de me le dire, en tout cas c’est entre 2001 et 2005), auquel ma mère, qui possédait l’album, m’avait emmenée. C’est l’un de mes premiers souvenirs musical concret, et associer le concert à quelque chose d’intense, de respectable, comme je l’ai sans doute fait dans ma prime jeunesse (wow, l’auto-analyse de fou) explique sans doute en partie pourquoi aujourd’hui je n’hésite pas à sortir quelques euros pour de tels événements, et ce plusieurs fois par an.

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