Allô docteur ma page est blanche

Page Blanche - Writing
Le syndrome de la page blanche est un incontournable. Qu’il s’agisse d’un dossier à rédiger pour les cours, d’une rédaction littéraire, d’un roman, d’une nouvelle, d’un blog… On passe tous par-là un jour.

Si être blogueuse est un concept assez nouveau pour moi (j’ai d’ailleurs un peu de mal à me définir comme telle pour l’instant !), j’ai quand même derrière moi un « passé » littéraire. J’écrivais des textes assez courts, des nouvelles, un roman même… Et pourtant, en 2015, c’était le vide total. J’étais partie sur un projet de roman qui n’a finalement pas abouti et que j’ai laissé de côté pour le moment.

Finalement, ce blog trottait dans ma tête depuis un moment et j’y ai consacré à peu près toute mon énergie (en termes de créativité j’entends), délaissant alors toute autre forme d’écriture. En réalité, je n’arrive pas à déterminer si j’ai un peu abandonné l’écriture pour le blog ou si j’ai justement fait ce blog en partie parce que je n’arrivais plus vraiment à écrire. Mais j’opterais davantage pour la seconde option. Et puis avant même d’ouvrir Appren’Tea Chieuse, j’avais une idée d’histoire à publier ici, comme quoi tout n’est pas perdu. Samedi dans le bus, j’ai aussi eu un élan d’inspiration que j’ai retranscrit tant bien que mal sur Google Keep.

La page blanche n’est donc pas insurmontable, et il y a des tonnes de chose à faire pour y remédier : sortir, s’aérer l’esprit, lâche l’affaire pendant une journée, faire une autre activité, se réorganiser… Mais la page blanche peut également être un bon moyen de se remettre en question et de réévaluer ses exigences.

En ce qui concerne le roman que je souhaitais écrire, à force de ne pas trouver d’inspiration, je me suis rendu compte que je tentais d’écrire quelque chose qui ne me ressemblait pas vraiment, sur un thème difficile à retranscrire avec exactitude. Je cherchais à rester dans le style de livre un peu policier/ drame familial, un truc qui marche plutôt bien généralement, mais au final, je ne m’en sentais pas capable. Décider de l’abandonner – ne serait-ce qu’un temps – n’a pas été facile, mais me permet de ne pas m’auto-flageller parce que je n’avance pas et que je reste plantée devant ma feuille, en quête d’inspiration.

La page facebook

Page Blanche - Feuille blanche

Il y a quelques années, j’avais créé une page facebook où je postais régulièrement (enfin plus ou moins) des textes écrits sur des coups de tête ou des histoires courtes. Je trouvais le concept attirant, l’esprit communautaire attrayant et je m’étais alors lancée.

Au début, c’était bien. Les gens arrivaient peu à peu, passaient une fois sur la page ou décidaient de cliquer sur J’aime et de me suivre. Je participais parfois à des concours sur d’autres pages, je suivais d’autres auteurs aux styles assez différents, aux histoires différentes. Je lisais leurs textes, ils lisaient les miens, et vice-versa.

Puis sont vite arrivés les « échanges », ce principe stupide selon lequel j’étais sensée faire de la pub pour une page qui ne m’intéressait pas pour qu’elle me fasse à son tour de la pub alors que je ne l’intéressais probablement pas non plus. J’en ai accepté certains, pas tellement consciente de l’intérêt, puis j’ai fini par tous les refuser.

Je n’avais pas des milliers de J’aime comme certaines pages, ni beaucoup de lecteurs ou de commentaires. Mais j’aimais bien, comme ici, partager ce que je faisais et ce qui me plaisait avec les autres. Mais je voyais sans cesse des administrateurs se plaindre du manque d’activités de leurs fans, allant parfois jusqu’à les insulter ou les envoyer balader sous prétexte qu’ils ne réagissaient pas assez aux publications. La communauté « Facebook Writer » renfermait énormément de personnes à l’ego surdimensionné pour qui les clics étaient plus importants que l’écriture en elle-même. Alors ça m’a fatiguée, j’ai préféré laisser tomber parce que je ne prenais plus de plaisir à poster des textes, je le vivais un peu comme une obligation. Et fatalement : page blanche.

J’étais de moins en moins capable d’écrire quoi que ce soit dont j’étais satisfaite, ce qui me frustrait énormément. J’avais l’impression que ma page ne servait à rien, que ce que je postais n’avait aucun intérêt… Enfin bref, vous voyez le topo.

De l’inspiration au trou noir

Comme je le disais plus haut, j’avais pour projet d’écrire un second roman, bien plus ambitieux et riche que le premier. J’étais vraiment inspirée, je passais parfois mes heures de philo au lycée à gribouiller sur mon carnet des idées, des morceaux de chapitre… Ça avançait bien, j’en parlais avec ma demi-sœur, avec des amis…

Puis un jour, j’ai senti que ça stagnait, que je n’avançais plus. J’essayais de faire ça de manière organisée, avec un détail des personnages, des chapitres, des lieux, pour avoir quelque chose sur lequel m’appuyer pendant la rédaction, mais rien n’y faisait. Du coup, mon carnet est rangé bien au chaud dans une boîte jusqu’à ce que je me décide à le rouvrir !

Page Blanche - Notebook

J’ai également participé, l’année dernière, au concours de nouvelles de la fac. J’ai écrit pour la première fois une histoire en anglais, et je ne m’en suis pas si mal sortie !

Depuis, plus rien, ou du moins pas grand-chose. D’un point de vue « littéraire », je suis donc en pleine période de page blanche. Je n’ai pas d’inspiration particulière, et les idées qui traînent peinent à se concrétiser…

Et puis il a aussi ce sentiment assez frustrant qui fait qu’au début, je suis satisfaite de ce que je viens de faire, mais, à force de relire, je finis par me convaincre que ça ne vaut rien.

D’où le problème également de manque de confiance en soi.

J’en viens donc au fait que, dans l’écriture comme ailleurs, j’ai tendance à me sous-estimer, à ne pas prendre les compliments pour ce qu’ils sont et à sans arrêt me comparer aux autres. J’ai toujours peur de ne pas faire assez bien, d’écrire un texte sans intérêt.

Forcément, il s’agit donc d’un facteur à prendre en compte lorsqu’on n’arrive plus vraiment à écrire. Si on se met des bâtons dans les roues avant même d’avoir commencé, ça complique effectivement les choses.

En définitive

La page blanche, c’est frustrant. Vouloir écrire mais ne pas réussir, ou alors ne pas avoir d’idées claires, nettes et précises de ce que l’on veut, il y a de quoi en décourager plus d’un. Mais une fois encore, si d’un point de vue littéraire, je stagne un peu, il faut également que je me dise qu’ici, j’arrive à tenir mon rythme, je prends plaisir à écrire et, généralement, les idées viennent toutes seules.

Je pense également qu’il s’agit d’un problème de temps. Premièrement, entre les cours, les rendez-vous, et maintenant le blog, j’ai beaucoup moins de temps qu’auparavant. Mais ce n’est pas tout. J’ai remarqué que, ces derniers mois voire années, je m’octroie de moins en moins de temps pour faire les choses que j’aime, comme écrire ou encore lire.

Alors qu’au contraire, pour le blog, c’est un temps plus ou moins défini dans la journée, où je sais pertinemment que je rédigerai des articles. Et comme c’est un temps en quelque sorte fixe, il y a peu de chance que je me retrouve à ne pas savoir quoi raconter ou que je doive me presser pour le faire.

Après, écrire un texte et écrire un article sont deux choses complètement différentes qui, je pense, ne nécessitent pas le même temps de travail ni la même organisation.

Quoi qu’il en soit, si vous êtes aussi victime du syndrome de la page blanche, ne perdez pas espoir, ça finira par s’arranger ! Changez de décor, changez d’idées, changez de plateforme… Faites n’importe quel changement qui pourrait réactiver votre imagination et votre créativité !

Et vous, quelles sont vos astuces pour palier à ce problème?

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Comments (6)

  • Agathe 2 années ago Reply

    Melaaya est l’original alors ? Je tâcherais de m’en souvenir ^^

    Mélanie 2 années ago Reply

    Exact 😛

  • Agathe 2 années ago Reply

    Intéressant 😉
    Pour moi y a pas de mystère, quand l’inspiration n’est pas là, il faut faire une pause ^^ Je pense que parfois, on se fait tellement une idée de ce qu’on veut faire qu’au final on se déçoit soi-même avant que le projet n’ait abouti et on se démotive, du coup le projet reste en attente.
    Mais peut-être que tu n’es pas encore prête à rédiger ce roman, et que plus tard tu trouveras enfin l’inspiration et les moyens de réussir 😉 Il ne faut pas se presser, prend le temps de faire les choses, mais ce serait dommage que je n’ai pas l’occasion de voir ça alors j’espère quand même que tu finalisera ça (y)
    J’ai l’impression que les romans qui s’écrivent le plus vite ou avec une plus grande facilité, viennent du fait que l’auteur ait un besoin de rédiger, de transcrire ce qu’il vit ou ce qu’il imagine sur le papier et surtout du temps qu’on dispose. L’inspiration c’est un peu comme une révélation qu’on veut partager selon moi 😉 Enfin je sais pas si tu vois vraiment où je veux en venir, mais parfois on change, et entre le moment où on commence un projet et celui où on le continu, l’envie de rédiger passe et on ne ressent plus ce besoin profond de partager ces idées d’où le manque d’inspiration ^^’ C’est surement une des raisons qui fait qu’un article est plus « facile » à rédiger qu’un livre 😉
    Enfin tqt tu n’es pas la seule :p <3

    Mélanie 2 années ago Reply

    Wow merci pour ce commentaire Agathe, très intéressant aussi ! :O

    Je me retrouve bien dans cette idée de changement. En effet, quand j’ai eu l’idée du roman c’était quand même en première ou terminale je crois, et le temps de le « préparer » je me suis rendu compte que ce n’était pas ce que j’avais envie d’écrire, du moins pas pour l’instant. Et c’est pour ça que j’ai récemment décidé de le laisser de côté parce que finalement, je me bloquais toute seule en m’empêchant de réfléchir et d’écrire quoi que ce soit d’autre tant que celui-ci n’avait pas abouti.

    Sincèrement, je ne pense pas que ce sera de sitôt, voire peut-être jamais haha Mais j’ai d’autres « projets » en tête, dont un qui sortira je l’espère d’ici la fin de l’année sur ce blog 🙂 Mais je ne vais pas faire l’erreur de publier au fur et à mesure que j’écris, donc j’attendrai d’avoir tout fini avant de poster petit bout par petit bout ici 🙂 Mais je pense que le concept peut être intéressant donc j’espère que ça te plaira, ainsi qu’aux autres !

    En tout cas merci, cet avis était très intéressant à lire ! 😉 ♥

    Agathe 2 années ago Reply

    De rien Mélayya :p
    Dommage j’aurais bien voulu voir ce qu’Heaven aurait pu donné :p
    Ah bah hâte de voir ça alors !!! 😀

    Mélanie 2 années ago Reply

    Ca me fait trop rire, personne dans les gens qui m’appellent Melaaya ne l’écrit correctement 😛 A vrai dire moi aussi haha Peut-être un jour 🙂

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